Cancer de la prostate : dans quels cas opérer ?

la curiethérapie

Le cancer de la prostate est l’une des maladies les plus fréquentes chez l’homme de 50 ans. Beaucoup refusent de se faire opérer parce que l’opération peut entraîner l’impuissance. Vous voulez savoir s’il existe d’autres alternatives à la chirurgie ? Cette opération peut se faire à tout âge ou pas ? Voici les réponses.

Qu’est-ce que c’est ?

On estime que 1 homme sur 7 en sont affecté, le plus souvent à partir de la soixantaine. Il n’existe jusqu’ici aucune cause bien particulière pour cette maladie, mais il existerait une prédisposition génétique. La plupart des cancers de la prostate évoluent très lentement et la plupart des patients mourront d’une autre cause. Il s’agit d’une tumeur localisée dans la prostate qui a des effets limités sur la santé. Elle provoque parfois des troubles urinaires ou érectiles.

Causes et préventions

Plusieurs pratiques alimentaires sont à l’origine du cancer de la prostate, prenons l’exemple de la consommation excessive de certains produits comme la viande rouge et la charcuterie. Il en va de même pour le lait. D’ailleurs, près de 12 études ont démontré que « les plus grands consommateurs de produits laitiers avaient entre 1,5 et 5,5 fois plus de risques d’avoir un cancer de la prostate ».

Opère-t-on le cancer de la prostate à tout âge ?

A la suite d’une chirurgie, les effets secondaires potentiels sont l’incontinence et l’impuissance, outre la phlébite ou l’infarctus… Un homme de 70 ans, qui a suffisamment de tonus et de moral, pourra être vigilant pour se rééduquer et mener une vie normale. Néanmoins à 80 ans, la rééducation peut se montrer un peu plus difficile, même si l’état du patient se permet l’opération. A cet âge, le patient peut avoir une maladie cardiovasculaire ou un diabète, par exemple.

Les autres alternatives à la chirurgie ?

Selon les règlementations, les dossiers de cancer doivent être passés en réunion de concertation pluridisciplinaire, et ce pour éviter que des urologues décident entre eux sans avis externe.

Mais s’ils décident que le patient est à risque, là ils peuvent se pencher sur une curiethérapie. Toutefois, cette méthode demeure marginale car les urologues français sont encore peu familiers avec ce traitement.

Aux Etats-Unis par exemple, la curiethérapie est plus utilisée que la chirurgie sur les cancers de la prostate. Simplement, il est bien recommandé de tenir compte des conseils des sociétés de savants ainsi que celles des lobbys des cliniques et des machines en radiothérapie.