Légumes verts et anticoagulants : Les interactions

traitements anticoagulants

Publié le : 06 février 20172 mins de lecture

Les légumes verts aident votre corps à lutter contre le cancer, mais ils peuvent perturber le suivi de certains traitements anticoagulants. Prévenez votre médecin si vous modifiez brusquement et fortement votre alimentation.

Les légumes à feuillage vert foncé comme les épinards, les choux, le brocoli et les laitues sont riches en phylloquinone, la principale source de vitamine K. On en trouve également beaucoup dans le thé vert. D’autres sources de vitamine K sont des plantes à huile : olive, graine de soja, graine de coton, ainsi que les préparations qui les contiennent : margarines, mayonnaise, gâteaux et pâtisseries. Le mode de cuisson des aliments ne change pas de façon significative la teneur en phylloquinone.

Dans certains cas rares, des interactions ont été rapportées avec la warfarine, une classe de médicaments utilisés principalement dans les pathologies cardiaques avec risque de thromboses veineuses, embolies pulmonaires et infarctus du myocarde. Il a été observé chez des patients qui ont un régime alimentaire habituellement riche en Vitamine K une résistance à la warfarine.
De même, une patiente qui avait augmenté considérablement sa consommation de thé vert a inquiété ses médecins en divisant par trois en vingt jours ses mesures du temps de Quick, un examen biologique utilisé pour suivre son traitement anticoagulant. Le risque lié à une mauvaise décoagulation est la thrombose. A l’inverse, certaines personnes ayant diminué leur apport en phylloquinone se sont retrouvées « trop décoagulées », avec un risque d’hémorragie..

La stabilité de la décoagulation est meilleure pour une consommation de 20 à 40 microgrammes par jour de phylloquinone soit par exemple pas plus d’une portion de brocolis par jour.

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